Test – Transport Fever

En 2014, Urban Games sortait Train Fever, un jeu de gestion qui malgré des défauts flagrants, avait su se constituer une communauté relativement importante. Aujourd’hui, le studio revient avec Transport Fever. Une suite qui étant son concept aux autres branches du transport. Reste à découvrir si le jeu empruntera la voie du succès.

Un héritage lourd à porter

Avant même de démarrer ce test, accordons-nous sur une chose. Prendre la relève de titres qui ont marqué l’histoire du jeu vidéo est souvent plus un handicap qu’un avantage. Hors Transport Fever, tout comme son prédécesseur Train Fever, a dans son inspiration deux jeux qui sont restés gravés dans la mémoire des joueurs : Transport Tycoon et Industrie Giants. La comparaison est inévitable, mais également faussée. La technologie a évolué, les possibilités ont évolué et les attentes des joueurs ont également changé. Pour la suite de ce test, je vous propose de garder ces éléments en tête de manière à être le plus objectif possible. Sur ce il est temps de prendre le train.

tgv transport feverÀ nous de vous faire préférer le train

Transport Fever vous propose de prendre les commandes de votre compagnie de transport. Vous débuterez votre aventure en l’an de grâce 1850 avec les technologies de l’époque. J’espère que vous aimez les chevaux. Très vite, les premiers trains et véhicules à vapeur seront mis à votre disposition, moyennant finance évidemment. Au final, c’est une liste de plus de 120 véhicules que vous pourrez exploiter. C’est une des principales forces du titre. Les véhicules sont reproduits de manière fidèle et les amoureux de trains par exemple pourront profiter par exemple de notre bon vieux TGV aussi bien de loin que de prêt. Si l’on ne peut pas dire que le jeu soit beau, en grande partie à cause des textures du terrain et du manque de diversité certain dans les décors, le jeu contient de petits détails visuels plutôt sympathiques et rendant l’ensemble plus vivant. Parmi eux, l’usure des véhicules qui se répercute directement sur l’aspect extérieur de ceux-ci, avec l’apparition de tache de rouille et de dégradation de la peinture.

Un peu moins de gestion pour un peu plus de simulation

ville transport feverEn toute honnêteté, le genre a connu des titres dont la gestion était bien plus poussée. Urban Games a fait le choix de limiter celle-ci au profit de l’évolution de l’environnement et plus particulièrement des villes. Celle-ci dispose d’une fenêtre d’information affichant leurs besoins commerciaux, industriels et de services aux passagers. C’est en comblant ces besoins que les villes évolueront et prospèreront, vous offrant ainsi plus d’opportunités commerciales. Évidemment, la production des industries évoluera en fonction de la demande. Il est inutile de fournir une industrie en charbon si celle-ci n’a pas de client pour écouler sa production. Si vous faites attention à ces détails, vous verrez votre chiffre d’affaires augmenter de manière substantielle, mais vous aurez également le plaisir de voir les villes s’étendre et moderniser leurs infrastructures à leurs frais et non aux vôtres comme cela aurait été le cas dans un petit village.

Optimisation, optimisation

opti transport feverSi le concept même du jeu est basé sur l’optimisation de vos lignes, il semblerait que le jeu lui est choisi une autre voie. En effet, le jeu a été testé sur une machine bien supérieure aux spécifications recommandées et pourtant nombreux furent les ralentissements et autres freezes durant les parties. Le jeu affichait également des artefacts graphiques parfois gênants et ce quelque soit le niveau de détail configuré. Au tableau des bugs figurent aussi des soucis de véhicules dissidents. Ceux-ci se retrouvent à faire des aller-retour entre deux stations en ignorants totalement les autres arrêts de la ligne ainsi que les marchandises à convoyer. Ce bug devrait être corrigé d’ici au prochain patch, mais pour l’heure il reste handicapant, même si relativement exceptionnel.

À l’épreuve du temps

avion transport feverLe jeu propose un mode libre vous permettant d’établir votre empire sur des cartes générées aléatoirement (que vous pourrez tout de même reproduire grâce à leur seed). Mais il existe aussi un mode campagne qui vous proposera d’explorer le temps dans deux campagnes distinctes. La première prenant place aux États-Unis et l’autre en Europe. Bien évidemment, les véhicules qui seront à votre disposition au court des différentes missions dépendront la date et de l’emplacement géographique de celles-ci.

Le mode libre promet au jeu une forte rejouablité. Le support des mods via le Steam Workshop devrait permettre à chacun de bâtir l’expérience qu’il attendait d’un tel titre. Il est tout de même dommage que le jeu ne propose pas de concurrence au joueur ni de réelles nouveautés, car même si les mécaniques fonctionnent plutôt bien, elles ne sont pas nouvelles. Vous vous souvenez de notre premier paragraphe ? L’interface dépassée de Transport Fever nous y ramène directement. Tout nous ramène ici à Transport Tycoon. La forme des fenêtres, le positionnement des boutons sur celle-ci ou encore l’encart vidéo montrant son véhicule à l’instant T. Cela pourrait être un clin d’œil, mais le jeu n’apporte pas suffisamment d’originalité pour que cela soit perçu ainsi.