Test – Guns, gore and Cannoli

Les run & gun se font plutôt rares ces derniers temps. Très populaires dans les années 90 notamment sur arcade et Neo-Geo avec la légendaire série des Metal Slug. Le genre a également été très représenté parmi les jeux flash. Depuis, on en croise peu et les derniers ont rarement su nous rendre enthousiastes. Puis arriva Guns, gore and Cannoli.

Douce époque que celle de la prohibition

Guns, gore and connoliLe jeu nous plonge en 1925, dans la peau de Vinnie Cannoli, porte-flingue de la mafia au service de la famille Bellucini. Celui-ci sera chargé de partir pour Voyouville à la recherche d’un certain Frackie. Seulement à notre arrivée sur place, c’est une bande de zombies qui attend notre bateau. Le scénario est posé, il est simple et va droit au but, il reste cependant agréable à suivre et même si l’on devine sans mal le dénouement de l’histoire, on découvre chaque étape avec plaisir. L’époque de la prohibition et l’univers mafieux se prête parfaitement au genre du run & gun. L’ambiance des films de gangsters est très présente et très bien rendue. L’intégration des zombies se fait sans souci, et leur présence est totalement justifiée par le scénario. Si certains d’entre eux manquent quelque peu d’originalité, les différents environnements sont assez détaillés pour qu’on prenne du plaisir à les parcourir, sans être surchargé ou poser des problèmes de lisibilité. Une cohérence qui permet de rentrer dans le titre et de se concentrer sur le gameplay, véritable cœur de ce genre de jeu.

La simplicité au service de l’efficacité

guns, gore and cannoliSimple, c’est sans doute l’adjectif qui qualifie le mieux le gameplay du titre. Avancez et tuez tout ce qui se dresse su votre passage, voilà de quoi il retourne. Un principe simple, mais parfaitement maîtrisé et efficace. Vinnie ne dispose que de quelques mouvements : sauter, s’accroupir, recharger, donner des coups de pied, tirer et jeter des explosifs. Un minimalisme qui permet une prise en main immédiate. Diriger votre personnage est un véritable plaisir. Mais cette accessibilité n’est pas synonyme de manque de variété. Cela se vérifie en premier lieu avec les ennemis que vous allez rencontrer. En commençant par les zombies, mélangeant joyeusement le simple badaud, la dominatrice SM ou encore l’homme-sandwich, vous en croiserez plus d’une dizaine de types différents disposant tous de leur propre patern d’attaque et de mouvement. Il en va de même pour les vivants, qu’ils soient militaires ou mafieux. Un bestiaire qui n’aura de cesse que de vouloir votre peau et qui est renforcé par des boss dont la résistance mettra votre talent à l’épreuve.

Vinnie Cannoli aka l’arsenal humain

guns, gore and cannoliL’arsenal qui sera mis à votre disposition est lui aussi placé sous le signe de la variété. Vinnie sera amené à utiliser une bonne dizaine d’armes durant son périple. Si vous débutez le jeu avec pour seule aide votre revolver, très vite vous aurez accès à plusieurs fusils, une Thompson, un lance-roquette et même un lance-flamme. Ajoutez à cela quelques grenades et cocktails Molotov et vous voilà rhabillé pour l’aventure. SI le titre ne propose qu’une résistance toute relative en mode normal, les niveaux de difficulté suivants, à savoir difficile et impossible, représentent un véritable challenge. Un défi qui peut se révéler encore meilleur à plusieurs, puisque Guns gore & Cannoli offre la possibilité de parcourir Voyouville à quatre. Le jeu se transforme alors en un joyeux foutoir rappelant les parties de Metal Slug. Les gens de Crazy Monkey Studios sont d’ailleurs bien conscients de leurs inspirations et les joueurs les plus attentifs pourront vite repérer les easter eggs qui parsèment le titre que ce soit dans les décors ou dans les phases de jeux.

Mais Vinnie n’est qu’un homme

guns, gore and cannoliEt les développeurs également, entraînant inévitablement des imperfections. Le principal reproche que je ferais au titre est la durée de sa campagne. Si celle-ci est suffisamment fun pour être refaite plusieurs fois, il aurait été appréciable qu’elle soit un peu plus longue. Si le jeu revendique ces inspirations à des titres comme Metal Slug ou Donkey Kong, le faire bénéficier d’un système de point accompagné d’un leaderboard aurait sans aucun doute motivé les joueurs avides de challenges à vouloir faire toujours mieux et cela aurait permis de pallier quelque peu à l’absence d’un mode multijoueur en ligne. Le jeu souffre également de temps de chargement longs assez difficiles à justifier sur un jeu 2D. Ces défauts restent toutefois mineurs et n’entache en rien le plaisir que Guns, gore & Cannoli procure.

Pour conclure

guns, gore and cannoliVous l’aurez compris, Guns, gore & Cannoli est un excellent titre. D’une part parce que Crazy Monkey Studios a su s’approprier les codes d’un genre quelque peu tombé en désuétude, pour proposer un titre réussi, sans tirer sur la corde rétro à la mode depuis quelques années. Mais également parce que le jeu est fun, maniable et a su mettre la simplicité au service du gameplay. Un exemple de game design réussi dans lequel la difficulté du titre est voulue et ne résulte pas d’une maniabilité aléatoire ou de mauvais choix de conception. Disponible sur Steam pour 9.99 €, Guns, gore & Canolli est un morceau de choix pour tous les amateurs d’action décérébrée.