3 évolutions économiques du jeu vidéo devenues standard

L'économie du jeu vidéo a énormément changé en seulement quelques années. Des changements qui ont imposé de nouvelles habitudes pour les joueurs mais également pas mal de contestations. Petit retour sur des pratiques devenues courantes.

Le format épisodique

Life is Strange ArtOn pourrait admettre que le format épisodique ne date pas d'hier et que les suites peuvent être considérées ainsi, mais pour notre petite réflexion nous définirons comme épisodiques, les jeux dont l'arc principal de l'histoire a été fractionné. Généralement les titres concernés se centre sur la narration. Cela concerne le plus souvent des jeux d'aventures comme l'excellent Life is Strange de DONTNOD Entertainment ou encore les séries de Telltale Games. Ce format a été accepté par les joueurs de manières quasi-immédiate. Les différents épisodes étant vendus en général à un prix proche de 5 €, une série complète, qui comporte habituellement cinq épisodes, est souvent proposé pour moins de 25 €.

Il y a toutefois une exception notable qui est Starcraft 2. En effet, le titre de Blizzard voit son scénario divisé en trois arcs distincts, répartis sur autant d'épisodes. Chaque opus a été proposé aux alentours de 40 € à sa sortie, amenant la facture totale à 120 € pour les éditions simples. Mais chaque épisode ici peut également être considéré comme un titre à part entière, puisque leur contenue et la durée de vie ceux-ci est riche. Le choix de son découpage se retrouve être totalement justifié et son prix raisonnable.

Financement participatif et accès anticipé

KickStarterCe sont bien là deux pratiques différentes, mais elles servent le même objectif : financer le développement d'un titre. Le financement participatif concise à soumettre un projet à la communauté via des plate-formes telles que Ulule ou Kickstarter. Le montant nécessaire est alors renseigné et demeurera visible pour les visiteurs tout au long du processus. L'internaute après avoir étudié le projet pourra ou non donner de l'argent pour que celui-ci se réalise.

L'accès anticipé est un concept différent. Le jeu proposé est déjà en cours de développement. La version proposée à la vente est donc une version alpha (voir béta pour les plus avancés). Le joueur peut donc profiter immédiatement du titre dans son état de développement actuel et le prix des accès anticipés est généralement moins élevé que celui du titre final. Pour les développeurs, c'est également un excellent moyen de profiter de feedbacks réguliers et de financer la fin d'un développement.

Si ces systèmes ont permis de voir émerger de véritables pépites, elles déplorent également un grand nombre de projets annulés malgré un financement réussi. Les problèmes inhérents au développement ou la malhonnêteté de certains porteurs de projet sont des risques réels à prendre en compte avant de décider de participer ou non à un projet.

Les micro-transactions

payday 2 liarVoilà sans aucun doute la pratique qui fâche le plus les joueurs. Si on ne peut pas réellement parler de nouveauté tant les micro-transactions sont répandues dans les free to play, elles envahissent également les titres payants. Au moment où j'écris ces lignes, c'est Overkill qui subit la colère des joueurs suite au déploiement d'un système de micro-transaction au sein de Payday 2. Il faut dire que depuis le lancement du titre, l'équipe se plaisait à répéter à qui voulait l'entendre que ce système n'apparaîtrait jamais dans leur jeu. Une façon supplémentaire de justifier les quelques 27 DLC qui accompagnent le jeu. Mais ce n'est ici qu'un exemple parmi d'autres, ce système s'invitant également dans des titres où personne ne l'attendait comme dernièrement dans Metal Gear Solid: The Phatom Pain.

L'avis d'un joueur

questionVous aurez remarqué que l'on n'a pas abordé le sujet des DLC, car la pratique est en réalité loin d'être nouvelle et que cette dernière mériterait un article à elle seule. Le but de cet article est simplement de pousser à la réflexion. Ces pratiques commencent déjà à devenir la norme et ceux même si elles soulèvent toujours autant de contestations. Pourtant, si elles se répandent, c'est que le système fonctionne et rapporte. La responsabilité n'incomberait donc pas uniquement aux éditeurs et développeurs, peut-être surtout aux joueurs. N'hésitez pas à partager votre avis sur la question avec nous, les commentaires sont là pour ça.